Une affaire personelle

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Titre : Une affaire personnelle

Auteur : KC Wells

Genre : tranche de vie, homoromance, explicite

 

Résumé :

Blake Davis est dans le placard. Et il entend bien le rester. Parce que si son père découvrait qu'il était gay, Blake pourrait perdre tout ce pourquoi il a travaillé si dur depuis ces six dernières années, en tant que PDG de Trinity Publishing, l'étoile montante la plus prometteuse dans le monde de l'édition. Bien que faire son coming out pourrait résoudre quelques problèmes, car peut-être alors, son père cesserait-il d'essayer de lui faire rencontrer une autre prétendante arriviste à la tête vide. Et mieux encore, Blake pourrait cesser d'utiliser cette agence d’Escort boy quand il désire passer une nuit de sexe avec un homme mignon...

Will Parkinson a eu une vie difficile jusqu'à présent, mais il a repris celle-ci en mains. D’accord, il travaille comme Escort avec « bénéfices » pour rembourser ses prêts étudiants, mais cela lui apporte certains avantages, comme sa rencontre avec le gars vraiment sexy qui l'a embauché pour la nuit. Oh oui ! Blake a secoué son monde la nuit dernière - à plusieurs reprises d’ailleurs. Alors, imaginez ce que Will ressent lorsqu’il arrive pour un entretien afin d’obtenir son emploi de rêve en tant qu’assistant dans une maison d’édition, et que l’homme qui embauche est..... Blake. Dès lors, les choses deviennent vraiment très compliquées…

 

Avis :

D'une manière générale, je n'ai entendu que du bien de l'auteur KC Wells et, quand j'ai reçu en cadeau cet ebook, j'ai commencé ma lecture rapidement, ravie de le découvrir - même avec un synopsis aussi cliché.

La lecture commence avec la découverte du héros principal, Blake Davis, dans son travail, dans sa relation avec son père, mais surtout de sa solitude. En effet, le soir même de son anniversaire, il engage un escort boy pour la soirée... avec supplément de service, s'il vous plaît. Dès l'apparition d'Alec, il est plus que satisfait et cela l'emmèra dans une nuit de plaisir pur avec cet Apollon. Une nuit très difficile à oublier, d'autant plus que l'escort s'avère être le nouveau candidat au poste d'assistant pour Blake. Désespéré, Will Parkinson, alias Alec, est persuadé de perdre ce travail avant même d'avoir commencé. Tout ce qu'il espère au final c'est que l'homme pour qui il a eu une sorte de coup de foudre la nuit précédente veuille encore de lui dans cet autre domaine de service "secret". Bien évidemment, Blake décide de donner sa chance à cet assistant prometeur en exigeant quelques conditions, notamment le fait de cacher qu'il est gay.

Jusqu'ici, rien de bien méchant, les semaines passent sur du rien alors que les deux hommes flirtent de manière peu poussée - excepté à certains moments. Chacun de leur côté se rend compte des sentiments plus qu'amicaux qu'il porte envers l'autre mais dont il ne font pas grand chose pour "conclure". C'est alors que survient un des deux plus gros clichés insuportables de l'histoire : une femme arriviste et bien méchante. Un peu comme la belle-mère de Blanche-neige (la version Disney, s'il vous plaît ;) ), sauf que celle-ci veut épouser ladite Blanche-neige pour son fric et lui interdit toute relation en dehors de leur mariage. Un bel ultimatum pour cacher la vérité au père de Blake. Ce dernier, d'ailleurs, est au trente-sixième dessous et prévoit d'accepter tout en profitant au maximum de la présence de Will. De son côté, Will a "une grande révélation" après une discussion avec des amis : il aime Blake. (Ah bon ? On ne le savait pas déjà ? Ne l'avait-il pas dit lui-même avant cette scène ? -_-). Bref ! Aucune surprise, ni du point de vue des lecteurs, ni des protagonistes, et pourtant si, c'est annoncé tel quel.

Dit comme ça, on a l'impression que ça s'est passé rapidement mais non, il se passe pas mal de choses entre l'ultimatum de la méchante-future-garce-de-femme et cette révélation qui va emmener les deux hommes à se confronter d'une manière plutôt originale mais dont le déroulement est totalement prévisible (je vous laisse découvrir). L'une de ces choses que je trouve très importante est la révélation du passé de Will. Malheureusement, son histoire est "bâclée", si je peux me permettre. Il n'y a aucune véritable émotion qui transparaît du texte car l'auteur ne s'attarde absolument pas sur ce passé ("poignant"). Will raconte donc ledit passé à Blake en quelques mots, histoire de bien comprendre qui il est, mais c'est tout. Pas plus de détails que ça alors que cela me semble être un point majeur de l'histoire - ou du moins, de leur histoire. Il aurait été intéressant de dévelloper la narration à ce moment-là, pas pour gatter du papier mais justement pour nous impliquer dans le second personnage-clé de ce roman.

Échec.

Oui, ok, d'accord, c'est émouvant - enfin en quelque sorte -, mais c'est bon, on peut passer à la suite (-_-). Et comme tout Disney qui se respecte, il nous faut un Happy End... Oui, d'une manière générale, j'aime les Happy end, normal quoi ! Naméoh ><  (Je ne vais pas m'attarder sur le fait que Disney m'a élevé en personne aux côtés de ma mère, mais bon... x) ). Bref ! Notre roman a bien évidemment une fin heureuse... mais attention !, voilà le deuxième plus gros cliché dégoulinant de mièvrerie de l'histoire : le réglage de compte au vu et au su de tout le petit monde qui fait ce roman. Blake Davis qui règle ses comptes avec son pôpa qui nous "surprend" par sa réaction - devant son équipe au complet, embrassant même Will au passage... L'hummiliation publique de la méchante-belle-mère future-ex-femme qui se voit même déshéritée par son propre père... ETC. Tout le monde est heureux avec tout le monde, tout le monde sait tout - ou presque - ce qu'il y a à savoir, et la collègue des deux protagonistes (un autre des clichés des romans BL : la gentille petite femme transparente qui les soutient) nous réserve même une autre "surprise" stéréotypée dans l'épilogue.

Le seul point positif de l'histoire fut le coming out de Will devant ses collègues : il ne cachait pas son homosexualité mais ses collègues l'ignoraient et l'annonce s'est faite de manière naturelle et logique. Une scène plus comique que triste - vu la situation dans laquelle étaient les deux personnages principaux.

Pour conclure, je parlerai de l'édition, car il m'est impossible de me taire dessus. Comme vous le savez sans doute, ce roman est une traduction. Et ladite traduction m'a plus que déplue. D'une, il y a des règles fondamentales à respecter dans l'écriture d'un roman en français, comme par exemple éviter à tout prix les répétitions (berk ! >< trop c'est trop ><), utiliser une ponctuation adéquate (pourquoi poser une question avec un point ou narrer un passage qui se finit avec un point d'interrogation sans l'intonation voulue ?) ou encore l'utilisation du mode italique (pour ce dernier, j'ignore si cela vient du roman original ou de sa traduction mais, quoiqu'il en soit, c'est un mode qu'on ne doit pas utiliser pour tout et n'importe quoi), etc... Et de deux, il s'agit des coquilles (ajout/retrait/doublon de mots, entre autres) bien trop présentes dans un roman assez court.

Abrégons !

Vous l'aurez compris, je fus donc assez déçu de ce roman, même s'il se laisse lire... J'essayerai prochainement un autre roman de l'auteur pour savoir si c'est son style qui ne me plaît pas ou si je suis tombée sur son "encre noire"... (autant pour le jeu de mots pourris xD)

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