Prince Captif

Auteur : C. S. Pacat

Éditeur : Milady

Tomes : 2/3

Genre : Fantasy, homo-érotique

 

 

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Tome 1 : L’esclave

 

Résumé :

 

Il devait être roi, il est devenu esclave. 

Damen est un héros pour son peuple et le légitime héritier du trône d’Akielos. Mais lorsque son demi-frère s’empare du pouvoir, Damen est capturé, dépouillé de son identité et offert comme esclave de plaisirs au prince d’un royaume ennemi. Beau, manipulateur et mortellement dangereux, son nouveau maître, le prince Laurent, incarne ce qui se fait de pire à Vère. Mais dans la toile mortelle de la politique vérétienne, les apparences sont trompeuses. Pris dans les manigances de la cour, Damen doit s’allier à Laurent pour sa survie et celle de son royaume. Sans jamais oublier une règle vitale : cacher sa véritable identité à tout prix. Car l’homme dont il a besoin est celui qui a le plus de raisons de le haïr…

 

 

Chronique :

 

Le Prince Captif est la nouvelle série évènement de Milady qui enflamme la toile. Récemment devenue réticente sur les nouveautés en romance M/M qui m’ont déçu, j’ai perdu presque deux mois à hésiter sur cette nouvelle lecture. Je ne vous cache pas que, dans l’ensemble, je me sens à la fois stupide de ne pas m’y être collé dès sa sortie mais aussi stupide de n’avoir pas tenue jusqu’à la sortie du troisième et dernier tome de cette trilogie.

 

Comme vous le savez sans doute, la Fantasy et la Bit-lit sont mes genres préférés… Cependant, souvent, les lectures ne sont pas au niveau de mes attentes. Le Prince Captif est parfaitement au niveau de mes attentes et je vais expliquer pourquoi.

 

Tout d’abord, commençons par le commencement : l’univers du Prince Captif est soigné, détaillé, chaque peuple à ses propres coutumes qui ne sont pas sans rappeler bon nombre de peuples croisés durant l’Histoire ou même la Littérature. Il est totalement vrai que de ce point de vue-là, niveau création littéraire, on ne vole pas haut. Et pourtant, l’auteur maîtrisant parfaitement ces différentes cultures et contrées, cela satisfait amplement notre imagination. Elle possède le souci du détail que certains auteurs oublient, mettent de côtés pour privilégier d’autres éléments de leur roman, et c’est tout à son honneur. De fait, nous découvrons en détail le monde de Vère et ses habitudes décadentes.

 

Le point le plus positif de l’histoire est sans aucun doute son personnage principal : Damen. Damen est un prince puissant, droit, qui lutte pour sa survie et son intégrité au sein de la débauche vérétienne. Ce qui est le plus appréciable dans cette histoire c’est que, malgré la violence et le comportement déviant des vérétiens, C. S. Pacat ne s’abandonne pas dans la facilité de la maltraitance de Damen. Certes, notre héros va en subir des horreurs qui nous feront grincer des dents à longueur de la lecture mais, de par son caractère rétif et sa force mentale, parvient tout de même à s’en sortir mieux que n’importe qui aurait pu succomber à sa place. Je ne le cache donc pas et préviens les lecteurs qui ne lisent que pour ça : la facilité du sexe et du viol n’est pas aussi présente que l’on peut trouver dans certains navets soi-disant « grande romance M/M ».

 

Le second personnage phare est bien évidemment Laurent, le prince à qui Damen a été offert. Ce jeune homme est différent de ses compatriotes : son statut lui confère une arrogance supérieure à la noblesse vérétienne, certes, mais c’est esprit vif, ses répliques cinglant, et le cheminement tordu et éminemment intelligent de son cerveau qui nous tient en haleine et nous fait l’apprécier malgré son caractère pourri et mesquin, parfois violent et cruel. Il ne cache pas la maltraitance qu’il fait subir à Damen mais déjoue les accusations à son avantage. Il nous donne une impression de petit prince pourri gâté alors que ce qui se cache derrière cette façade et ses actions est bien plus impressionnant – ce que va découvrir peu à peu Damen.

 

Comme le titre du volume l’indique, ce premier volet s’attardera sur la période d’esclavage de Damen auprès de Laurent… ce qui en fait un premier volume plutôt court, par rapport à l’intrigue générale. Si court qu’il m’a fallu immédiatement enchaîner avec le tome 2 sinon un manque se serait inévitablement créé – je remercie d’ailleurs Milady pour sa double parution et ne pas nous avoir fait attendre.

 

Enfin, pour finir, je suis obligée de passer par le style général de l’auteur. J’ai eu un peu de mal à accrocher au niveau du prologue pour deux raisons. La première, le fait que le souvenir survient en plein milieu du début, créant un déroulement maladroit que j’ai craint de voir durant tout le roman mais qui, heureusement, ne s’est jamais représenté. La seconde concerne évidemment le style, qui aurait plutôt sa place dans la littérature populaire mais qui est donc dommage car, avec le déroulement de son intrigue et son souci du détail, aurait pu être bien meilleur, plus élevé. Il faut être honnête : elle possède une écriture fluide, facile, et donc peu recherchée malgré quelques termes bien trouvés.

 

En conclusion, c’est un roman que j’ai beaucoup apprécié et qui mérite son succès relatif. Pour les amateurs de Fantasy, ce livre est pour vous.

 

 

Sans titre 1

 

Tome 2 : Le guerrier

★ ★

 

Résumé :

 

À la merci de son pire ennemi…

Alors que leurs royaumes sont sur le point d’entrer en guerre, Damen et son nouveau maître, le prince Laurent, doivent passer des intrigues de cour à la violence ouverte des champs de bataille. Contraint de dissimuler son identité, Damen est de plus en plus attiré par le dangereux et charismatique Laurent. Mais alors que la fragile confiance entre les deux hommes se renforce, les secrets de leurs passés risquent de leur porter un coup fatal…

 

 

Chronique :

 

Je ne vais pas revenir sur le style de l’auteur : il est déjà bien ancré à travers son histoire et expliqué dans ma chronique du premier tome. Je ne vais donc pas m’attarder dessus : je ne ressens aucun changement à ce niveau-là.

 

Je vais donc directement passer à l’intrigue. Dans ce second volet, d’esclave Damen est promu esclave-guerrier, confident le plus proche et homme de presque-confiance de Laurent. Sa soumission n’est pas totale, comme jamais, mais le prince d’Akielos est un homme de parole – sans compter son propre intérêt à voir Laurent prendre le trône qui lui revient de droit.

 

Le volume est une succession d’intrigues guerrières et politiques, un jeu d’échec mis en place par le régent de Vère et joué intelligemment par Laurent. Si intelligemment que, malgré les coups durs et les défaites, il semble néanmoins sans sortir face aux assassinats programmés par son oncle.

 

Alors que Laurent prend tous les moyens à sa disposition pour déjouer les coups de son oncle, il emmène Damen partout avec lui, lui faisant confiance bien malgré lui pour assurer ses arrières… et parfois même ses devants. La relation entre ces deux-là change radicalement, devenant de plus en plus ambigüe, que ce soit haine, domination, soumission, incompréhension, cachotterie, mensonge, sentiments incongrus naissants… Leur relation compliquée et leurs discussions vives, inappropriées au vu de leurs statuts actuels respectifs, saupoudré par leurs conseils de guerre, la formation des troupes et l’enrayement des ennemis du prince, font de ce volume une partie bien plus intéressante que le premier tome… et bien plus longue ! L’auteur ne nous présente pas une seule attaque vite contrecarrée, non ! ; ses intrigues sont sournoises, à l’image de Laurent et de ce qu’on pense des vérétiens, alambiquées, jamais directes. Si on croit être arrivé au bout d’une partie du jeu, on se trompe lourdement car derrière, d’autres coups sont en cours, pour en venir au échec et mat final. La partie n’est jamais gagnée, il y a toujours une sortie de secours, que ce soit pour Laurent ou pour son oncle. De ce fait, on en découvre toujours plus sur Laurent, à travers le regard de Damen qui, malgré sa haine ne peut s’empêcher de se sentir intrigué. Une forme de respect s’installe doucement entre eux, ainsi qu’une reconnaissance de valeur en tant qu’homme.

 

Le combat contre le régent de Vère n’est pas fini et empire même à la fin du volume. Pourtant, un évènement primordiale risque bien de tout changer ; qu’il soit avantageux ou non, Damen fera certainement tout pour gagner la guerre, que ce soit en Vère ou dans son propre pays.

 

En conclusion, je dirais simplement que les répliques cinglantes et vindicatives de Laurent sont toujours aussi passionnantes à lire, surtout quand, en contrepartie, Damen ne se laisse jamais moucher par de telles paroles. Cela contribue énormément à l’évolution de leur relation ambigüe dont j’ai parlé plus haut. Ce sont ces divers petits changements, de situations, de décors, de relations, qui font de ce second volume un volet encore meilleur que le premier. J’ai tout simplement hâte de découvrir la suite.

 

 

 

Remerciements

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