La meute du Phénix

Auteur : Suzanne Wright

Éditeur : Milady

Tomes : 3

Genre : romance/érotique, bit-lit

La meute du phenix tome 1 trey coleman 326840 250 400

 

Tome 1 : Trey Coleman

 

Résumé :

Des cendres de la meute renaîtra l’amour.

Incapable de se transformer en louve, Taryn Warner a toujours été méprisée par sa meute malgré son puissant don de guérison. Quand son père décide de l’unir de force à Roscoe Weston – un Alpha violent et dominateur qui lui promet de la briser – , Taryn refuse de se soumettre.
C’est alors que Trey Coleman, dangereux Alpha connu pour sa sauvagerie, lui propose un marché : s’unir – temporairement – à lui. Il y gagnerait une alliance et elle sa liberté. Mais faire semblant comporte aussi des risques. D’autant que leur attirance l’un pour l’autre semble hors de contrôle…
 
 
Avis :
 

Bien que les loups-garous figurent parmi mes espèces surnaturelles préférées, je n’étais pas très emballée par cette histoire. Mais comme j’ai reçu ce premier volume en cadeau, je me suis dit autant le lire.

J’ai longuement hésité à le commencer mais ce qui m’a convaincu ce sont les extraits lu en vrac par-ci par-là. L’héroïne semblait avoir un sacré répondant et sur ce point-là, je ne fus pas déçue. Elle a du mordant, répond au tac-o-tac par des répliques sorties dont ne sait où (chapeau à l’auteur, au passage), qui m’ont bien faites mourir de rire, même si certaines semblaient parfois trop mesquines, visant plus à blesser plutôt qu’à chercher un moyen de faire fermer la gueule à ses interlocuteurs. Taryn est une femme forte qui ne se soumet à personne mais qui fut toute sa vie rejetée par son entourage, même par son père (sauf par ses deux meilleurs amis mais on ne va pas chipoter). Elle a donc développé un caractère indépendant et insoumis. Malgré ça, elle est décrite comme une femme ne prenant pas conscience de son charme sensuel, ce qui la rend innocemment touchante.

Sa vie change donc avec la rencontre de Trey Coleman, alpha puissamment dangereux auquel elle se lie pour se sauver d’une union qu’elle ne désire pas. Son caractère bien trempé l’aide non seulement à bien s’intégrer dans sa nouvelle meute mais également à faire perdurer un jeu de séduction avec l’alpha durant tout le volume. J’ignore si on peut parler d’érotisme dans une œuvre concernant des loups-garous dont la sexualité débridée est bien connu de tous mais le fait est qu’on retrouve beaucoup de scène sexuelles dans ce volume… peut-être un peu trop, parfois sans détails, même s’il faut avouer que cela reste plausible aux situations des personnages.

Le point fort de ce volume est donc le développement des deux personnages principaux, leurs aventures mais aussi leur ouverture psychologique aux choses de la vie dont ils se croyaient privés à jamais. Il est donc touchant de voir comment la puissante alpha femelle latente et particulièrement insoumise donnera du fil à retordre au puissant alpha Trey connu pour être complètement fou et dangereux mais surtout insensible (voire même possédant une totale absence d’émotions autre que la colère et l’inquiétude que sa meute soit protégée). Évidemment, notre Trey va donc développer de nouvelles émotions au cours du récit qu’il aura du mal à comprendre et gérer ; et il en va de même pour Trany qui va devoir apprendre à gérer avec les siennes.

Dans l’ensemble j’ai donc bien aimé mais j’ai retenu quelques défauts. L’un d’eux concerne les répétitions : à certains moments, quand un mot était répété trois fois dans un paragraphe de cinq lignes, je me disais qu’il y avait un sérieux problème. Le second problème est en rapport avec le style de l’auteur auquel il m’a fallu entre 50 et 100 pages pour m’y habituer avant de comprendre quel était le problème : bien que Suzanne Wright ait clairement décidé d’écrire son récit à la troisième personne, elle utilise un style bien trop familier qui correspondrait plus à un récit à la première personne. De ce fait, la lecture donne un effet décalé et ce, d’autant plus avec le langage souvent vulgaire qu’utilisent les personnages (à juste titre, vu leur situation). Le dernier défaut de ce texte est d’avoir casé son récit sur une période de trois mois et d’utiliser des ellipses temporelles donnant l’impression que plus de temps s’est passé alors qu’en réalité si peu… Pour ma part, c’était assez perturbant et gâchait le développement de l’intrigue.

Donc je reprends, oui, j’ai assez bien aimé mais pour autant, je ne suis pas sûre de vouloir lire les suites, qui concerneront chacun un membre de la meute de Phénix différent, donc on verra bien.

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

×