L'Ombre de l'Épée

 

 

R002 lombre de lepee

 

Auteur : Josh Lanyon

Genre : aventure, fantastique

Éditeur français : MxM Bookmark

Résumé :

Fatigué de son travail de bureau à  la Librairie Impériale des Arcanes, le chasseur de livres Colin Bliss accepte de mener l’enquête afin de trouver L’Ombre de l’Épée, un grimoire de sorcellerie légendaire et redoutable. Mais pour le trouver, Colin doit se rendre jusqu’aux lointaines Îles Occidentales et résoudre un meurtre remontant à de nombreux siècles. Cela ne devrait être rien de plus qu’un exercice académique, alors pourquoi le glacial – mais déraisonnablement sexy – Magister Septimus Marx fait-il tout pour l’empêcher d’accepter cette mission – allant jusqu’à le séduire durant leur voyage en train vers le nord ? Septimus n’est pas le seul problème. Qui est cette étrange fée qui ne fait qu’apparaître aux moments les moins commodes ? Et qui travaille dans l’ombre avec la sinistre aventurière Irania Briggs ? Et pourquoi les employeurs de Colin, au Musée de l’Occulte Littéraire, ne cessent de l’accuser de les avoir trahis ? Alors que Colin creuse de plus en plus dans le passé mystérieux de l’Île Longue, il commence à comprendre pourquoi Septimus est déterminé à le stopper à tout prix – mais c’est déjà trop tard pour reculer.

 

 

Critique :

Ce roman est le premier que je me suis procurée des éditions MxM Bookmark et je l’ai lu avec grand plaisir. Le résumé m’avait, d’emblée, attiré et je ne fus absolument pas déçue par le déroulement de l’intrigue. Dès le début, nous sommes immédiatement immergés dans l’univers particulier des librivenators… ou plutôt, d'un point de vue plus général, du Monde Occulte. Notre héros, Colin, se voit offrir la possibilité de partir à la chasse à un puissant grimoire disparu. Même s’il est un peu difficile de tout comprendre dès le début, à force de suivre les évènements et le cheminement de penser du héros, on finit par comprendre les tenants et aboutissants de cette quête. L’unique point flou de cette histoire reste l’implication des fées…

L’auteur nous livre une passionnante chasse au trésor qui reste malgré tout bien trop courte. Il aurait été intéressant d’avoir plus de détails, plus d’actions, plus d’événements qui amènent à la conclusion. L’auteur nous offre un lexique en fin de roman… Personnellement, je pense que pour la plupart des définitions, il aurait été plus judicieux de les impliquer le plus naturellement possible dans le récit même, épaississant ainsi notre lecture. De même, il aurait été plus intéressant de développer le côté relationnel du héros, que ce soit avec Septimus, son ancien amant ou même les différents personnages qu’il rencontre au cours de son aventure (oui, c’est bien dommage que cette partie-là soit totalement absente du récit).

 

 

Ce roman étant un roman traduit et édité en France, je me dois de parler dessus. La traduction faite par Déborah Longuet et Virginie Zurbuchen est proprement impeccable ! Une agréable surprise vu certains autres romans traduits que j’ai lu dernièrement. Cependant, à certains moments, un lecteur rigoureux comme moi remarque qu’utiliser un dictionnaire des synonymes n’aurait pas été du luxe.

Parlons maintenant de la présentation générale qui m’a bloquée au début et qui aurait pu me faire arrêter de suite le roman si l’intrigue n’avait pas été intéressante ; il y a des codes à respecter en français qui diffèrent de ceux d’un roman anglais. Je m’explique : en français, nous utilisons les tirets cadratins pour les dialogues alors qu’en anglais, ils se contentent de guillemets, coupant des paragraphes narratifs comme bon leur semble. J’ai le regret de vous annoncer que MxM Bookmark a décidé, pour ce roman du moins, de garder une présentation anglaise… Ce qui détonne un peu, voire déroute complètement quand, au début, on croit le héros penser ses paroles alors qu’il communique en réalité de vive voix avec son interlocuteur. Durant tout le récit, cela m’a dérangé et j’espère que la présentation changera pour les romans à venir…

Je termine ma critique de l’édition française du roman par deux points négatifs : le premier est le nombre un peu trop important de coquilles qui parcourt le récit. Une dernière lecture par un tiers avant édition aurait été préférable. Ensuite, j’ignore si c’est moi qui aie vraiment malmené mon roman (bien que je sois du genre psychopathe du bon maintien des livres) ou si le papier choisi pour la couverture est de mauvaise qualité, bref, le fait est qu’elle s’est rapidement abîmée et que pour une tarée de la lecture telle que je me pose, ça m’embête… (un peu comme quand vous acheter un nouveau manga et qu’une des pages est sur le point de s’arracher – ou pire, s’est arrachée).

 

 

En conclusion, un livre à prendre comme une longue nouvelle (certains parleront sans doute de novella) très intéressante qui nous plonge directement dans le vif du sujet et qui nous dirige de manière très claire parmi les faits « historiques » de l’Ombre de l’épée, mais à garder en tête qu'il s'agit d'une traduction et que donc, il y a inévitablement quelques défaut…

 

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