Blackwood, le pensionnat de nulle part

Auteur : Lois Duncan

Éditeur : BlackMoon

Tome : Unique

Genre : Fantastique

 

 

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Résumé :

 

À l’instant où elle pose les yeux sur l’imposant manoir gothique de Blackwood, le pensionnat où elle va passer l’année, un sentiment d’angoisse s’empare de Kit. Comme si un vent glacé traversait son cœur à chaque pas effectué vers la porte. Comme s’il y avait quelque chose de maléfique à l’intérieur des murs du pensionnat, perdu au milieu de nulle part. Lorsque d’étranges phénomènes viennent perturber son quotidien et que les trois autres pensionnaires se mettent à développer des talents artistiques incroyables, le malaise de Kit ne fait que s’intensifier. Hantée par une mélodie de piano, elle devient somnambule et aperçoit d’étranges silhouettes dans les couloirs sombres. Bien décidée à mener l’enquête, Kit découvrira que certains secrets feraient mieux de rester enfouis… car ils dépassent tout ce que la raison peut appréhender.

 

 

Avis :

 

Un titre accrocheur et une couverture sympathique. Voilà ce qui m’a attiré de premier abord. De plus, un roman des éditions BlackMoon, comme je n’en ai pas lu depuis bien longtemps. Une bonne occasion de me rabibocher un peu avec cette maison d’édition.

 

L’histoire commence et tourne principalement autour de Kathryn Gordi, surnommé Kit, qui est envoyée au pensionnat Blackwood par sa mère et son nouveau beau-père. On découvre aux premières pages la relation entre les trois, mais ça ne va pas plus loin si ce n’est pour nous montrer un beau-père intransigeant qui tient à profiter de sa nouvelle femme. Kit se sent déjà mal d’être ainsi « rejetée », mais ce qui la perturbe le plus, c’est d’être éloignée de son quotidien habituel. Et pourtant, ça devient pire à son arrivée où, dès sa première apparition, le manoir lui semble hostile, menaçant. Mais rien n’y fait, sa mère et son beau-père l’abandonne là-bas.

La vie au pensionnat commence alors pour Kit et les trois autres seules pensionnaires. Et très vite, des évènements étranges surviennent et ne font que renforcer la crainte des filles.

 

Pendant plus de la moitié du livre, nos questions (et celles des pensionnaires) restent sans réponse. Les étrangetés se suivent les unes après les autres, au détriment de leur santé physique et mentale. Puis quand enfin, l’explication nous est donnée, tout part rapidement en vrille. La situation semble alors s’empirer et ne montrer aucun espoir pour les filles prisonnières du pensionnat.

Et pourtant, un incident va rapidement, dans les dernières pages, les sauver. Un incident qui montrera en plus une Kit un peu trop téméraire à mon goût, bien digne d’une héroïne de roman, alors que ses amies semblent au contraire réagir avec un réalisme naturel.

Et fin.

Oui, la fin de l’histoire survient sans préambule ni épilogue ni « d’après », en comparaison de l’aventure qu’elles viennent de vivre. Incident puis fin. Alors qu’on s’attend tout de même à un peu plus, car il serait intéressant de voir comment les filles s’en sortent après tout leur périple. Mais non, fin.

Je dois avouer que je n’ai pas cru à la fin et cela m’a dérangé… On aurait presque dit une chute de nouvelle sans réelle chute… C’est un peu déstabilisant.

 

Côté amour… Il n’y en a pas et le seul bogoss du manoir est insipide et inexistant… même durant sa dernière apparition où il vient en aide à Kit. Pas de romance donc et ce n’est pas plus mal. Mais j’ai bien aimé les réactions de Kit, que ce soit quand elle en discute avec les autres pensionnaires ou simplement quand elle pense à lui ou a cours avec lui… Kit reste malgré tout une ado et ça rappelle une situation tout à fait banale de réalité dans cet univers angoissant et irréel.

 

Un point qui m’a perturbée durant ma lecture est le langage des filles les unes avec les autres. Au vu des éléments présentés, je dirais que l’histoire se situe à notre époque, avec son internet et ses téléphones portables. Pourtant, les filles ont un langage presque soutenu de temps à autres qui donnent l’impression qu’elles viennent de la Haute Angleterre alors qu’elles sont simplement des adolescentes américaines venant de milieux différents. Et c’est sans compter où le narrateur même change de registre d’une phrase à l’autre, employant des termes familiers suivis de termes soutenus… Du coup, il en devient très difficile de situer temporellement l’histoire, parallèlement à notre réalité s’entend, malgré la lecture fluide et agréable du roman.

 

Un livre donc que je vous conseille si vous aimez les mystères angoissants et fantastiques menés à leur paroxysme avant que tout n’éclate à vos yeux.

 

 

 

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