Des encres sur le papier

Merci à Fabien Pequeux pour son interview

 

 

1 – D’où vous est venue cette passion pour l’écriture ?

J’ai un souvenir en tête datant du primaire mais j’ignore si tout a commencé avec cet évènement. Ce que je me rappelle c’est qu’à cette époque, notre professeur nous avait donné un devoir d’écriture… Et si, comme tout le monde, j’avais écrit le minimum pour les cours, chez moi j’avais tenté d’améliorer mon texte, de le réécrire, de le poursuivre, de l’étoffer surtout pour qu’il devienne bien plus imposant que les quelques pages que l’on devait rendre.

Il me semble que c’est à partir de là que tout a commencé. J’écrivais principalement des histoires plagiées sur celles que j’avais lues et qui m’avait marquées, en y apportant ma petite touche personnelle. Puis, les années passant, j’ai découvert que je pouvais mettre mes propres histoires originales, mes propres rêves, sur du papier et de les partager autour de moi.

 

2 – Quels sont les auteurs qui vous ont inspiré(e) ?

Il y a une chose à savoir sur moi – ou plutôt sur la façon qu’a eue ma mère de m’éduquer. Pour elle, Walt Disney était le saint dieu de l’éducation (rires). Elle nous emmenait tout le temps au parc d’attraction éponyme, nous achetait tous les films qu’il sortait, les dérivés en jouets, livres et boules de neige, etc…

Mon univers a donc commencé en tournant principalement autour des contes (revisités à la sauce Disney)… Et des livres scolaires. C’est une bonne chose car en primaire, ce sont souvent des romans très intéressants à lire. Pour ma part, je me rappelle en avoir adoré bien plus d’un ! La trilogie égyptienne d’Alain Surget,  les romans de Susie Morgenstern, etc…

Puis j’ai grandi et découvert d’autres types de lecture. Durant mon adolescence, j’ai particulièrement apprécié la lecture dite « de jeunesse » de type « girly » avec Meg Cabot en principale auteur, Ann Brashar, Sophie Kinsella, Sarah Dessen, ou encore les romans parus chez Red Dress et Girls in the City de chez Marabout. J’ai également découvert les contes originels que j’aimais temps, brisant un peu le cocon plein de fleurs de Disney.

Depuis quelques années maintenant, je lis principalement de l’urban fantasy et de la fantasy : pour mes écrits d’aujourd’hui, ce sont les auteurs de ces deux genres qui m’inspirent le plus (et y’en a trop pour les nommer réellement).

 

3 - Parmi tous vos romans, de quels personnages êtes-vous le plus proche ? Pourquoi ?

Personnellement, je ne m’identifie pas à mes personnages. Certes, je leur apporte un peu de « moi » en eux, ou peut-être même de ce que moi j’aimerais être, mais comme je suis le grand manitou de mes histoires, je m’imprègne en chacun des personnages que je crée, même ceux que je déteste (rires).

 

4 – Comment vous sentez-vous à l’approche de la sortie d’un de vos livres ?

Pour l’instant, je n’ai publié que dans des recueils collectifs et déjà, ça m’a fait une drôle d’impression… Je pourrais très bien devenir hystérique si – ou plutôt quand – l’un de mes romans sortira (oui, j’y crois !).

 

5 – Comment réagissez-vous face aux critiques négatives ?

C’est un véritable coup de poignard dans le cœur mais pas mortel.

Une fois, une amie a lu un de mes romans et l’a littéralement massacré : dans le fond, c’était intéressant et tout, dans la forme, précipité, bâclé, haché… Et je m’en rends compte qu’elle m’a fait le coup plus d’une fois ! Et qu’est-ce que je fais à votre avis ? Non, je ne pleure pas ! Je rouspète, me relis, ouvre un nouveau fichier, et réécrit en me basant sur les commentaires… C’est un long travail mais je pense que ça vaut largement le coup…

Donc, pour résumer : une critique négative est douloureuse mais si elle est intelligente et constructive, cela me donne des éléments à prendre en considération pour mes futures écrits. Si, au contraire, elle est délibérément méchante et sans intérêt, je ne la calcule même pas.

 

6– Avec quel (s) auteur(s) aimeriez-vous travailler ?

Travailler avec un autre auteur est très difficile. Je me suis d’ailleurs portée volontaire pour travailler avec Phoebe. C’est fastidieux ! Intéressant (assez pour continuer – recommencer – du moins) mais fastidieux !

Mais j’ignore quel auteur serrait capable de s’adapter à un travail à plusieurs, donc je ne saurais dire quel(s) auteur(s) m’intéresse(nt) pour ce genre de travail.

 

7 – Cela a-t-il été compliqué de faire publier votre premier manuscrit et comment cela s’est-il passé ?

Comme dit plus haut, pour l’instant, on ne parle que de nouvelles – ou histoires courtes – en ce qui me concerne. Quand ta nouvelle est refusée, ça fait mal. Quand elle est acceptée, il faut savoir se remettre en question si la maison d’édition exige quelques changements (même minimes).

De mon côté, ça s’est plutôt bien déroulé pour le moment…

 

8 – Avant de publier un livre, le faites-vous lire à des personnes de votre entourage ?

Oui, mais cela dépend à qui et ce que je recherche (c’est-à-dire une correction ou une appréciation globale).

 

9 – Quels sont vos projets ?

Écrire & Publier (rires).

Plus sérieusement, j’aimerais finir les quelques romans que j’ai dans mes fichiers pour enfin les proposer à des maisons d’édition.

 

10 – Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore votre univers, que leur diriez-vous afin de les inciter à le découvrir ?

De venir sur mon site et de lire les résumés de mes histoires ? Ah non, je ne suis pas douée pour ça… De venir lire les commentaires laissés par des lecteurs (principalement sur fictionpress) ? Oui, pourquoi pas…

Non, blague à part, je ne sais pas comment inciter des lecteurs à venir me découvrir. Je pense que c’est principalement une question de bouche à oreille. Untel a aimé et va donc en parler à son ami qui va en parler à son autre ami, etc… C’est également une question de genre : pour me faire corriger, j’ai plusieurs fois demandé l’avis d’un ami qui déteste tout ce qui est fantasy ou magie. Pour lui, rien de mieux que le réaliste ! Ou avec une légère touche de fantastique, allez, cadeau… Ben, du coup, ses appréciations n’étaient pas tops et ne m’aidaient absolument pas ! Donc je pense sincèrement que c’est une question de goût pour un genre donné. Un lecteur qui n’aime pas l’urban fantasy ou la fantasy, n’aimera pas 70% de mes histoires… Et ça, je ne peux pas le forcer.

Disons que j’ai un public cible à atteindre et qu’en parler autour de moi (dans les groupes de réseaux sociaux ou forums spécifiques) est la meilleur façon de leur faire savoir que j’existe.

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